Jura Terre de Louis pasteur Dole / Arbois

Une histoire, Un objet…

Pasteur, Une âme d’artiste …

Jeune collégien à Arbois, Pasteur découvre le dessin sous l’influence de son professeur Pointurier.

A 13 ans, il aborde l’art du portrait au pastel, avec sa mère comme premier modèle. Puis ce sont ces camarades de collège et les arboisiens qu’il immortalise avant de clore sa carrière de dessinateur avec le portrait de son père réalisé à 20 ans.

Il s’essaiera plus modestement mais avec un réel talent à la lithographie et au fusain. Dans sa maison d’Arbois, un fusain réalisé par le jeune Louis à 14 ans, témoigne aussi de son intérêt pour la littérature : Les Funérailles d’Atala, d’après Girodet est une référence au livre de Chateaubriand « Atala », best seller sous la restauration.

Mais ce violon d’Ingres et ses succès de peintre à Besançon ne le détourneront pas de son objectif principal : « Cela ne mène pas à l’École Normale, écrit-il à ses parents en 1840. J’aime mieux une place de premier au collège que dix mille éloges jetés superficiellement dans les conversations d’aujourd’hui ».


Une histoire, Un objet…

Connaissez-vous la Baratte ?

Et pourtant, sans baratte, pas de beurre puisque c’est loutil qui permet de transformer la crème de lait en beurre.

Le barattage consiste à séparer par un mouvement mécanique (soit un va-et-vient,soit un mouvement rotatif), les particules de matière grasse contenues dans la crème du lactosérum (aussi appelé petit lait). Le barattage peut durer d’une trentaine de minutes à deux heures. Les particules de matière grasse s’agglomèrent alors entre elles pour former des grains de beurre. Ceux-ci sont extraits de la baratte, lavés et malaxés.

Les premières barattes étaient des outres de cuir (panse et boyaux d’animaux) puis elles furent réalisées en bois. Plus tard, elles furent fabriquées en céramique ou en grès. Aujourd’hui, les barattes industrielles sont en métal, hygiène oblige !

Question : savez-vous combien de litres de lait sont nécessaires pour obtenir la plaquette de beurre de 250g de votre petit déjeuner?

  • 5litres en moyenne.

Une histoire, Un objet…

Que diriez-vous d’un dîner avec Pasteur ?

«Menu d’un ignorant pour un savant», à la loge Claudet le 2 octobre 1884 : Reçu à Salins chez son ami le céramiste Max Claudet, Pasteur se montrait de bonne compagnie. Un menu réalisé à l’aquarelle par l’artiste salinois, montre que les convives n’étaient pas dénués d’esprit.

  • Soupe d’un volontaire d’un an                                                
    • A. Côtelette sans microbes               
  • Pommes de terre à l’étudiant d’aujourd’hui
    • B. Poulet inoculé                       
    • C. Oeuf à la génération non spontanée                    
    • D. Salade à l’acide racémique  
  • Crème à la petite Camille  
    • E. Vin de Salins chauffé- Champagne non chauffé                          

De l’intitulé des plats en référence à sa biographie écrite par son gendre René Vallery-Radot au tour d’horizon de ses travaux, saurez-vous relier 5 plats à sa référence ?

  1. Pasteurisation                                          
  2. Identification et rôle des microbes      
  3. Vaccin du choléra des poules            
  4. Travaux sur la cristallographie           
  5. Théorie des germes                               

A2 – B3 – C5- D4 – E1


Une histoire, Un objet…

Pipetage au laboratoire

Il y a plus d’un siècle, Pasteur démontre que les microorganismes peuvent provoquer fermentations, infections et maladies contagieuses. Dès lors, la nécessité de tout garder exempt de germes est devenue fondamentale dans toutes ses expériences. Il est indispensable de trouver comment transférer les échantillons sans les contaminer avec des germes indésirables. Pasteur va mettre au point un nouvel outil en verre: La pipette Pasteur.

Cotonnée pour éviter toute contamination extérieure, il est nécessaire  de rompre la pointe du capillaire avant l’utilisation.

Cette pipette fonctionne sur le même principe que les pailles : on crée une aspiration dans le tube pour prélever un petit volume de liquide. À cette époque, le pipetage à la bouche est le seul moyen pour créer le vide nécessaire au fonctionnement de la pipette.

Les poires en caoutchouc remplaceront par la suite le pipetage à la bouche évitant tout risque de contamination …à l’expérimentateur !


Une histoire, Un objet…

Le dictionnaire d’un académicien

Le premier dictionnaire de Louis Pasteur « NOUVEAU VOCABULAIRE OU DICTIONNAIRE PORTATIF DE LA LANGUE FRANÇOISE AVEC LA PRONONCIATION » fut édité chez Rolland et Rivoire en 1803.

D‘abord utilisé par son père Jean-Joseph, puis par sa sœur Joséphine, ce dictionnaire fut précieusement gardé par Louis Pasteur et a encore sa place aujourd’hui sur une étagère de sa chambre dans sa maison d’Arbois. Dans une famille d’aisance moyenne, ce livre était le symbole, d’une certaine aspiration à l’éducation. Jean-Joseph Pasteur était avide de connaissances et a encouragé les études de son fils « Je le vois encore, mon pauvre père, dans les loisirs que lui laissaient le travail manuel, lisant beaucoup, s’instruisant sans cesse…»

Il témoigne surtout de l’orthographe balbutiante du tout jeune Pasteur : celui-ci écrivit sur la deuxième de couverture : « ce dittionnaireaparttient a pasteur arbois celui tia missa cest Louis pasteur » (sic).

Aurait-on pu imaginer que ce même Pasteur entrerait bien des années plus tard à l’Académie Française, succèderait à Émile Littré et participerait à enrichir le dictionnaire ?


Une histoire, Un objet…

N’y a-t-il que le travail qui amusait Pasteur?

C’est bien connu. Pasteur avait coutume de dire «Il n’y a que le travail qui amuse».

Pourtant au centre de son salon arboisien trône le billard rapporté de Paris sur lequel il disputait en famille de longues parties comme en témoigne son petit-fils (Louis Pasteur Vallery-Radot, Mémoires d’un non-conformiste, 1970).

«Le soir, bien souvent, il jouait avec mon père et moi au billard. Il était fort habile. Il mettait sa main gauche hémiplégique sur le rebord du billard. Moi, maladroit comme je l’ai toujours été, je ratais tous mes coups.

Il riait de bon cœur quand il gagnait : «Ah monsieur René, disait-il, vous êtes battu !» ou bien quand il perdait : «Monsieur René, vous me chargez la main».

Selon ses proches, si Pasteur était un excellent joueur, c’était aussi un bien mauvais perdant. Mais chut, c’est Pasteur qui joue, ne le dérangeons pas!