Jura Terre de Louis pasteur Dole / Arbois

Expérience 3 : Capillarité de l’eau!

Cette fois c’est Marie qui vous propose un défi: essayez de contrer la gravité!

Enseignement: Tu as sans doute déjà remarqué qu’un morceau de sucre trempé dans du thé ou du café semble aspirer le liquide qui « monte » tout seul à travers les grains. Pourquoi et comment, c’est ce que nous te proposons d’expérimenter.

Matériel nécessaire :

  • Verres transparents ou pots de yaourt en verre ou petits bocaux
  • Colorants alimentaires
  • Eau
  • Papier essuie-tout
  • Objet permettant de surélever un des verres

Verse de l’eau colorée dans un verre (environ ¾).

Pose ce verre sur un objet permettant de le surélever légèrement.

Sur la table, à côté, pose un second verre vide.

Prends une feuille de papier essuie-tout, plie-la dans le sens de la longueur deux ou trois fois de manière à obtenir une bande.

Plonge une extrémité de la bande de papier dans l’eau, jusqu’au fond du verre et l’autre dans le verre vide. Patiente et observe !

Le transfert de l’eau d’un verre à l’autre se fait sans aucune intervention, petit à petit. Fascinant !

Que se passe-t-il ?

Dès les premières secondes, tu verras l’eau colorée monter dans la bande de papier. Après quelques minutes, tu constateras que l’eau est visible dans le verre vide.

Si tu patientes quelques heures, tu verras que tout le liquide du verre du haut est passé dans celui du bas !

Comment ça marche ?

Est-ce de la magie ??? Eh non ! C’est de la science. On appelle ce phénomène, la capillarité.

L’eau, quand on y plonge un petit tube très fin, a naturellement tendance à remonter dans ce tube.

Les espaces vides entre les minuscules grains de sucre du morceau jouent le rôle de tubes très fins dans lesquels l’eau va naturellement remonter. Le papier essuie-tout est composé d’une multitude de fibres, invisibles à l’œil nu, qui jouent ce rôle de minuscules tubes. L’eau a donc naturellement envie de remonter dans chacun d’eux et c’est ainsi qu’elle passe d’un verre à l’autre, en utilisant cette multitude de petits chemins.

Les buvards qui aspirent l’encre ou les éponges qui s’imbibent d’eau sont des phénomènes illustrant la capillarité.

C’est un principe physique que la nature connaît bien car c’est ce même phénomène de capillarité qui permet aux plantes, aux fleurs et même aux arbres de puiser l’eau dans le sol et de la faire remonter jusqu’en haut pour alimenter tout l’organisme.